Vous avez déjà déjà entendu parler du concept de Robustesse, théorisé par Olivier Hamant, chercheur français en biologie et biophysique ? Ce mercredi 21 janvier, Antoine Mouré a présenté le revenu de base dans le cadre d’un “Café robuste”, un rendez-vous récurrent qui aborde des thèmes en lien avec la robustesse. Près de 100 personnes étaient connectées et se sont montrées très réactives : de nombreuses questions ont été posées, à la fois sur le revenu de base mais aussi ses enjeux politiques, sociaux, économiques, philosophiques…

Face à une assemblée visiblement captivée par le sujet, Antoine s’est appuyé sur une présentation synthétique pour exposer la définition du revenu de base, les principes fondamentaux, ses terminologies et les raisons d’instaurer un revenu de base, en s’attardant sur le modèle de société à laquelle on aspire.

Un temps a ensuite été consacré à une trentaine de questions / réponses sélectionnées par l’auditoire et un animateur, auxquelles Antoine a répondu sans éluder les aspects plus complexes ni les limites.

La plupart des questions étaient très constructives et dénotaient une grande curiosité et un vif intérêt pour le revenu de base, ainsi que le potentiel qu’il représente en termes de transformation de la société.
Nous avons même eu une personne volontaire pour faire partie du comité de relecture du rapport “un revenu de base en un quinquennat” !

Olivier Hamant est intervenu pour faire émerger les liens entre revenu de base et robustesse :

  • le revenu de base met l’accent sur la sous-optimisation, or la robustesse est précisément sous-optimale (le contraire du modèle de performance qui est à bout de souffle),
  • il pose la question du choix de société,
  • il propose de faire une société en commun et non plus individualisée,
  • il permet d’envisager des activités diverses et de ne pas dépendre d’un seul revenu comme le salaire, ce qui crée de la robustesse\il résout les problèmes engendrés par le bénévolat : exploitation des personnes, concurrence avec les professionnels rémunérés…

Il a ensuite posé des questions sur des points particuliers :

  • le revenu de base prend soin du “seuil bas” de revenu. Quid du seuil haut ? Comment gérer l’appétit par exemple des riches qui ne changera pas même avec un RDB ?
  • Quel mécanisme permettrait d’associer le RDB à des impôts progressifs ?
  • Cotisations VS impôts : faut-il associer le RDB à des cotisations ou plutôt à un système d’impôts ?
  • Comment rémunère-t-on les métiers dits pénibles ?

Vous trouverez également ici le lien vers la prise de notes collective, qui vous donnera plus de détails sur le déroulement de cette intervention vivifiante !