Eric Delisle est ancien infirmier en psychiatrie (25 ans), reconverti dans l’informatique, ancien élu au conseil municipal de Rimou (Pays de Fougères). Militant RBUI (Revenu de Base Universel et Inconditionnel) depuis 2014, membre du MFRB. Il est également l’auteur de Tenir debout – Volume 1 sur le RBUI, disponible sur fr.ulule.com/pollinisation-de-la-vie-publique/. Son article illustre ce que vivent concrètement toutes celles et ceux qui se heurtent à la précarité : une insécurité matérielle permanente, mais aussi une atteinte à la dignité.

Cinq fruits et légumes par jour — et la honte, ça coûte combien ?

Les campagnes de santé publique sourient à tout le monde. Mais elles blessent spécifiquement ceux qui n’ont pas les moyens de suivre leurs injonctions. Et cette blessure-là, elle se passe devant les enfants. Vingt-cinq ans d’infirmier en psychiatrie m’ont appris ce que ça fait.”

Ce constat rejoint ce que défend le MFRB : garantir à chacun·e un socle inconditionnel de sécurité économique, non seulement pour répondre aux besoins essentiels, mais aussi pour sortir des logiques de contrôle er de stigmatisation qui sont encore trop portées par nos politiques sociales.

À travers ce témoignage, Eric Delisle pose la question du droit à une existence digne et stable, qu’il estime être un fondement du projet de revenu de base :

Je ne milite pas pour le revenu de base parce que c’est une belle idée. Je milite parce que j’ai vu, pendant vingt-cinq ans, ce que son absence coûte. En souffrance. En effondrements. En vies abîmées. Et en regards d’enfants qui ont appris trop tôt à avoir honte de leur famille.”

Lire l’article : “Le prix de la honte”