“Maman, Papa, c’est vrai qu’avant le revenu de base, on pouvait dormir dans la rue alors qu’il y avait des logements vides, mais juste parce qu’on n’avait pas d’argent ? C’est la maîtresse qui nous l’a dit. Franchement, ils étaient bizarres les gens d’avant !”
Cette discussion vous semble utopique ? Et pourtant, c’est le lot de toutes les avancées sociales de sembler folle avant d’être une évidence.
La fin de l’esclavage ? “Impossible, qui va cultiver les champs de coton ?”
La fin du travail des enfants ? “Mais comment on va faire pour miner le charbon ?”
Le droit de vote des femmes ? “Voyons mes braves gens, la politique est une affaire d’hommes, on ne va pas laisser les femmes s’en mêler !”
Les congés payés ? “Vous allez ruiner l’économie !”
Le revenu de base ? ” Plus personne ne voudra travailler !”
Chaque avancée sociale a eu ses détracteurs, mais l’Histoire ne ment pas, beaucoup d’acquis sociaux sont aujourd’hui considérés comme normaux, après avoir été jugés utopistes, irréalistes voire dangereux. Alors que le fascisme monte, que la crise écologique s’aggrave, que l’IA remplace des dizaines de milliers d’emplois, le revenu de base est une alternative désirable pour répondre à la plupart des enjeux de notre époque et nous permettre de ne pas sombrer dans le chaos. Mais si le progrès social va dans le sens de l’Histoire, cela ne se fait pas sans heurts. Alors que les congés payés étaient obtenus de haute lutte, en France, c’était l’Allemagne nazie qui s’installait outre-Rhin et qui allait plonger le monde dans la plus grande barbarie du XXe siècle.
Aujourd’hui, nous traversons une époque incertaine, et bien audacieux·se celui ou celle qui pourrait dire l’état du monde dans 3 mois ou dans 5 ans. En revanche, nous savons que c’est aujourd’hui qu’il faut agir pour les progrès de demain. Car si l’incertitude peut faire peur, elle ouvre aussi des perspectives pour des lendemains meilleurs.
En septembre, le MFRB présentera les premières étapes concrètes pour mettre en place un revenu de base en France. Et pour pouvoir être audibles, nous avons besoin de vous. Chaque personne qui adhère, même si elle n’a pas le temps de s’impliquer, renforce le poids de ceux qui agissent. Quant à celles et ceux qui veulent mettre la main à la pâte, il y a de quoi faire !
Et puisque c’est aujourd’hui que se construit demain, rejoignez-nous pour apporter votre pierre à l’édifice !