Véritable pilier financier et informatique de l’association, Henri est inoxydable et d’une fiabilité à toute épreuve. Sa formation d’ingénieur y est certainement pour beaucoup ! Son engagement militant s’est construit entre rigueur technique et questionnements sur la justice sociale. Il a choisi de mettre ses compétences au service du MFRB avec une approche méthodique, sans dogmatisme. Pour Henri, le revenu de base doit s’imposer comme une évidence, à comprendre et à discuter.
1 – Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Henri GEIST né à MULHOUSE en 1979 de parents professeurs d’anglais.
Actuellement je vie en centre Alsace dans la petite ville de Sélestat. J’ai une formation d’ingénieur électricien eu j’ai travailler de nombreuses années comme développeur de drones paramoteurs. Aujourd’hui je suis programmeur dans le secteur de la télémédecine.
Tout cela n’a pas beaucoup d’intérêt dans le contexte de la militance pour le Revenu de Base, qui relève plus de la macro-économie que de l’éléctromécanique, l’aérodynamique et de l’informatique – si ce n’est l’habitude prise d’avoir une analyse méthodique de l’évolution des systèmes en boucle ouvertes ou fermées.
Par ailleurs, je m’intéresse à l’économie, la politique et les questions de justice sociale, sinon je ne serais pas au MFRB.
2 – Qu’est-ce qui t’a motivé à rejoindre le MFRB ? Quel est ton parcours ?
Je suis développeur, et à une époque j’étais chef de projet – un métier aussi passionnant que prenant car il ne permet jamais d’arriver au bout de ce qu’il y a à faire. Comme j’étais au forfait jour, mes heures n’étaient pas comptées : j’encadrais pendant les heures normales et quand tout le monde était parti, je pouvais faire mon travail plus tranquillement. Mes semaines atteignaient donc facilement 60 à 65h par semaine et je n’aurais jamais pu m’investir dans une association en plus.
Aujourd’hui ma situation professionnelle est différente. J’ai rejoint le MFRB dans une période de moindre intensité de mon activité professionnelle. Cela m’a laissé du temps pour me demander ce que je pourrais faire d’utile dans la vie, au-delà de simplement gagner ma vie…
Et pourquoi le MFRB plutôt qu’autre chose, me direz-vous ?
J’ai d’abord un peu exploré l’adhésion à un parti politique et la chose m’a semblé absurde et vide de sens.
Des chamailleries internes pour des statuts en opposition complètes aux valeurs affichées.
Le RdB (Revenu de Base) par-contre m’a semblé particulièrement pertinent.
Par la simplicité, l’exhaustivité, la lisibilité – au moins pour moi – et l’inévitable efficacité du concept.
Que ce soit pour :
– s’assurer de ne laisser personne sur le carreau parce qu’il ou elle ne coche pas les bonnes cases ;
– s’assurer de la compréhension par tous et toutes, de tous les aspects de la mesure, pour que chacun·e voie clairement que c’est juste ;
– aider à atteindre le plein emploi et à partager le temps de travail ;
– diminuer les inégalités sociales ;
– redonner un peu d’air à chaque citoyen·n·e pour qu’il ou elle reprenne le contrôle de son existence.
3 – Quel est ton rôle dans l’association, dans quelles actions t’impliques-tu et pourquoi ?
Au sein du MFRB j’occupe actuellement les rôles de :
– trésorier ;
– gardiens des clefs, mots de passe de nos systèmes informatiques ;
– de responsables des systèmes informatiques ;
– de facilitateur de nos Agoras en ligne, accessibles au public deux fois par mois.
Et pourquoi je fais tout ça ? Parce qu’il faut bien que quelqu’un s’en charge 🙂
4 – Et toi, que ferais-tu avec un revenu de base ?
Le principal changement dans ma vie si j’avais un revenu de base, c’est que je serais amené à réorienter mon activité militante vers autre chose. Je me tournerais très probablement vers le tirage au sort pour les parlementaires et/ou le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne).
Par ailleurs, je pense que je réduirais mon temps de travail salarié et le passerais davantage à développer du logiciel libre, en proposant aux utilisateurs de faire des dons si mon travail leur plaît, pour le compléter ou pour que je fasse avancer un sujet plutôt qu’un autre.
5 – Que dirais-tu à une personne pour l’inciter à rejoindre le MFRB ?
Je n’ai pas de discours tout fait. Je parle souvent du revenu de base autour de moi…il y a des gens qui accrochent, et d’autres non. Et je n’ai rien repéré de particulier qu’il faut dire ou ne pas dire pour que ça “prenne”.
Mais quand ça fait écho, les échanges deviennent vite riches, parce que ça touche à des questions assez fondamentales sur la société. Je pense que c’est une idée qui se comprend surtout en en discutant.