C’est devenu une tradition au MFRB : arpenter la manif du 1er mai !
Avec notre envoyée spéciale de Lille et leur nouvelle association PRUN (Pour un Revenu Universel Nord), venez à la rencontre des en-vies des joyeux chtimi !

Lui, 73 ans, n’a jamais eu l’opportunité d’avoir un Revenu de Base mais il pense bien qu’il aurait continué à travailler, ne serait-ce que pour ne pas s’ennuyer. Sinon il se serait investi plus dans la communauté, par du bénévolat par exemple, comme aujourd’hui où il nous a interpellé pour nous faire signer une pétition d’Amnesty International. Il refuse d’y voir du travail car il l’a choisi… toute une éducation !

Lui, 25 ans, sera heureux de l’avoir pour pouvoir se projeter plus facilement dans l’avenir ! Il vivra à la campagne, s’engagera dans plusieurs asso plutôt que dans un emploi parce que ça a plus de sens, il pourra aider sa communauté et ceux qui en ont le plus besoin… et faire des trucs qui font plus plaisir !

Elles, 23 et 24 ans apprécieront grandement cette nouvelle sécurité ! L’une ira chez le psy d’abord pour se soigner. Elle travaillera toujours car elle est barman dans un café coopératif, ce qui a beaucoup de sens pour elle malgré les horaires car elle rencontres beaucoup de gens, elle se sent utile… Elle travaillera peut-être un peu moins du coup… Elle pourra aussi acheter au juste prix de la nourriture de meilleure qualité pour manger mieux.

Pour lui, 30 ans, un Revenu de base changera tout ! Il ira se soigner, mangera mieux et prendra le temps de vivre.

Elle, 37 ans, connaît non seulement l’idée, mais elle s’est inscrite à l’expérimentation allemande qui distribue un Revenu de Base d’un an par tirage au sort
Donc elle sait déjà ce qu’elle en fera : elle passera à mi-temps pour que d’autres travaillent, car elle croit au partage du temps de travail. Elle aura assez pour vivre en bossant moins. Et comme elle est psy à l’hôpital, elle sait que le montant de l’Allocation Adulte Handicapé autour de 1000 euros, c’est pas ouf mais c’est déjà une base, donc elle évalue le montant d’un Revenu de base au niveau du seuil de pauvreté.

Lui, à 39 ans, a vu récemment sa situation financière s’améliorer et il goûte déjà la liberté gagnée, surtout pour anticiper « les choses de la vie », pour mieux s’organiser et donc avoir assez pour vivre et choisir ses projets.

Elle a 68 ans et aurait aimé offrir de meilleures conditions de vie à ses enfants car elle les a élevés toute seule. Elle aurait aimé aussi aider les autres, autour d’elle, sa famille ou dans des associations. Elle aurait pu donner de l’argent « en plus du coeur ». Comme elle a grandi à Corbeil-Essonne qui était une ville communiste, elle se souvient des politiques publiques et toutes les choses qui étaient organisées pour que les gens se rassemblent au-delà de leurs différences (nationalités, langues…) et elle est nostalgique de l’entraide qu’elle y a vu, loin du monde pressuré d’aujourd’hui !

Lui ne changera rien car du haut de ses 59 ans, il gagne bien sa vie et il aime son métier. Mais il aimerait quand même avoir sa retraite à 60 ans, ne serait-ce que parce que, quand il a « signé », c’était l’âge promis. Il est d’accord avec l’instauration d’un Revenu de Base et insiste pour qu’il s’accompagne d’une revalorisation de salaires indexés sur les prix parce qu’aujourd’hui, le coût de la vie explose !

Lui a plein de projets à 30 ans ! Et avec son Revenu de Base, son projet de SCOP sera sécurisé, d’autant qu’il est en fin de droit pour le chômage. Comme il n’est pas un grand dépensier, un SMIC sera largement suffisant !

Elle a 26 ans et veut partir ! Et s’engager pour sa communauté, son quartier.

Son amie aussi a 26 ans et travaillera moins pour se libérer du temps à consacrer à d’autres activités comme aller en manif, rejoindre des mouvements militants…Comme a déjà eu l’occasion de le faire, elle voyagera en train 6 mois par an, pour découvrir d’autres manières de vivre et remettre en question ce qui nous semble évident…

Spontanément, elle répond qu’elle mangera mieux ! Car à 27 ans, elle n’a pas les moyens d’acheter du qualitatif. Avec son Revenu de base, elle pourra consacrer plus de temps à des activités moins rémunératrices comme du bénévolat en associations. Il faudra que tout le monde le reçoive, sinon elle serait mal à l’aise !

Avec ses 29 ans, elle sera soulagée et pourra arrêter de travailler car sa demande d’Allocation Adulte Handicapée vient d’être refusée alors qu’elle a vraiment besoin de ralentir son rythme, de recevoir des soins… Sans pression financière, sa santé mentale sera plus stable !

Pour lui, tout changera ! A 48 ans, il a surtout envie de faire des choses utiles pour les autres. Il estime son travail utile mais il voudrait le faire différemment, pouvoir refuser des tâches imposées par sa hiérarchie alors qu’elles n’ont pas de sens. Il a 3 types d’employeurs différents, plus une partie de son activité en freelance avec des clients, ce qui l’oblige souvent à « fermer sa bouche », à être diplomate et consensuel… alors qu’il aimerait rester en accord avec ses valeurs et être plus authentique. Il n’imagine pas ne rien faire, il pourra même faire plus de choses même si elles sont moins rémunératrices.

Il a fait des études d’arts et malgré ses 26 ans, il ne trouve rien en lien avec ses compétences : les seuls emplois proposés à Lille sont dans la restauration ou dans le ménage, et encore tout juste au SMIC. Et même dans des domaines périphériques comme le graphisme par exemple, il y a une telle concurrence de l’IA qu’il n’y a aucun débouché. Il nous aiderait volontiers pour réaliser des visuels sur le Revenu de Base… mais il a besoin d’être rémunéré… ce que nous ne pouvons pas lui assurer… le monde est mal fait !

A 27 ans, elle utilisera son Revenu de Base pour faire plus de trucs qu’elle aime et qui servent à quelque chose, qui ont une utilité sociale.

Son amie de 26 ans vit dans la peur de perdre ce qu’elle a, elle a peu d’espoir dans l’avenir donc un Revenu de base l’aidera à se réinventer, se connecter aux autres, expérimenter et découvrir de nouvelles choses par elle-même, de façon plus autonome.

Lui aura un rapport moins « tordu » au travail car du haut de ses 39 ans, c’est surtout anxiogène. Il pourra travailler différemment, ne pas accepter n’importe quelle tâche… il sera plus serein !

A 42 ans, il pourra mieux réguler ses temps de vie, avoir un travail choisi, plus créatif, plutôt qu’un travail obligatoirement rémunéré.
Sa fille de 8 ans, perchée sur ses épaules veut devenir vétérinaire, même si elle reçoit son Revenu de Base parce que, le principal, c’est qu’elle aime les animaux et qu’elle veut les soulager et les soigner !

Loin des gens « fainéants », « assistés », « égoïstes », la question de l’instauration d’un Revenu de Base révèle plutôt des aspirations profondes à se sentir utile, prendre soin de sa santé, choisir plus librement l’utilisation de son temps de vie pour lui donner du sens… c’est sans doute l’attente la plus forte et il est très intéressant de constater que ce sens par la coopération, la solidarité…

Le Revenu de Base pose un socle de sécurité et d’égalité entre les citoyens, de leur naissance à leur mort, et ceux-ci adaptent leurs choix de vie pour compenser les autres inégalités jusqu’à l’équité en prenant soin de soi et des autres.

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