Le collectif Changer de Cap s’alarme de la montée d’un capitalisme agressif et d’un « totalitarisme numérique », ainsi qu’à l’affaiblissement de l’État social et une défiance démocratique. Face aux crises à venir, il appelle à agir localement : répondre aux besoins essentiels, défendre l’accès aux droits, résister culturellement et développer des initiatives solidaires et autonomes, tout en articulant ces actions avec une mobilisation politique collective pour faire émerger un modèle de société plus écologique et social.
Il nous invite à débattre et envisager collectivement une réponse à la question suivante : « Que faire localement face au totalitarisme qui s’installe ? ».
Rendez-vous lundi 23 février, de 18h à 20h. Pour vous inscrire, rendez-vous sur ce lien .
Changer de Cap a développé sa réflexion dans un rapport que vous pouvez lire en intégralité ici.
En voici la synthèse :
Nous sommes face à la montée en puissance d’un capitalisme agressif parce qu’il se sent menacé par la catastrophe écologique déjà en cours, la raréfaction des ressources et la modification des équilibres géostratégiques. Le néolibéralisme se mue en un nouveau totalitarisme numérique grâce à la puissance de la Tech. Déjà la société de surveillance est en place, les consciences sont formatées par les réseaux sociaux, les droits sont altérés, les outils de régulation financiers, politiques, sanitaires et sociaux sont démantelés.
Mais en même temps on voit se multiplier en réaction d’innombrables actions porteuses de coopération, de confiance et de solidarité. Elles permettent de répondre à des besoins essentiels, défendent l’accès aux droits, luttent contre l’emprise culturelle des prédateurs.
Pour agir localement dans les temps difficiles qui s’annoncent, 3 pistes d’actions sont proposées :
- répondre aux besoins essentiels, développer l’autonomie, aller au-devant des gens, multiplier les initiatives, afin de développer d’autres désirs, renouveler l’espérance des actions communes
– défendre les droits et l’accès aux droits, comme nous le faisons vis-à-vis des CAF, et remettre en cause avec d’autres les lois liberticides régressives
– mener la bataille culturelle contre la montée en puissance d’un totalitarisme numérique, en faisant des actions locales des sources de conscientisation et en développant les initiatives culturelles, l’humour et la dérision. Cette action culturelle inclut également notre émancipation contre la part intériorisée du système, pour lever les yeux face à l’aliénation qui nous est infligée par le numérique et les réseaux sociaux.
Face au danger existentiel qui menace la société et même la civilisation, même si on n’est pas d’accord sur tout, c’est l’union qui est porteuse d’espoir et de mobilisation pour mener à notre échelle un combat décisif qui engage le sort de l’humanité. »